François, Catherine et Cie
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Interview sur RCFPar François, Catherine et Cie :: 18/01/2012 à 1:28
Une journaliste de RCF de passage à Singapour m'a posé quelques questions sur le mélange des cultures à Singapour...
Vacances en famillePar François, Catherine et Cie :: 22/12/2011 à 15:22
On vient de prendre quelques jours de vacances en famille, aux Maldives.
Une semaine sur une île paradisiaque! Cela nous a fait beaucoup de bien, après une année parfois difficile (grossesse extra-utérine, maladie de la maman de Catherine). Ce voyage fut le cadeau d'anniversaire de Catherine pour ses 40 ans. En voici un petit résumé vidéo: Nous nous approchons maintenant de Noel. C'est donc l'occasion de souhaiter à chacun et à chacune un excellent Noel et encore une fois faire une prière pour un monde meilleur, en accueillant le message de Paix et d'Amour de Noel! ![]() Prof de FLEPar François, Catherine et Cie :: 16/09/2011 à 22:49
On journal sur Internet m'a demandé de parler de ma profession, voici ce que j'ai écrit:
Je m’appelle François Bretault, je suis prof de français langue étrangère (FLE) depuis plus de 21 ans à Singapour . Je travaille actuellement dans 4 institutions : l’Alliance Française de Singapour, l’Université Nationale de Singapour (NUS), l’Université Technologique de Nanyang (NTU) et l’Université de Management de Singapour (SMU). J’ai 43 ans et je suis marié. Ma femme, Catherine, est Singapourienne et nous avons un petit garçon de 2 ans, Yann. Je suis arrivé à Singapour en 1990 pour y faire mon service national (la coopération). Une partie de mon travail consistait à donner des cours de FLE à l’Alliance Française. Ayant fait des études en Sciences Sociales, Philosophie et Théologie, je n’avais jamais enseigné avant et n’avais pas vraiment de formation en FLE. Je pensais qu’on m’enverrait en Afrique pour la coopération, comme la plupart des coopérants, mais lorsqu’on m’a proposé l’Asie, je me suis dit que cela pourrait être une expérience intéressante et j’ai accepté. Heureusement que les livres pédagogiques étaient bien faits et que les collègues étaient sympas de m’accepter en observation dans leurs classes, car sinon j’aurais eu bien du mal à faire face à ma première classe. J’ai tout de suite aimé ce métier, et par la suite, j’ai décidé de me former dans cette branche. J’ai donc entrepris des études par correspondance et ai obtenu une maîtrise en FLE. Les chemins qui mènent à l’enseignement du FLE sont divers et il est toujours intéressant de connaître le parcours des collègues. Si je continue ce travail aujourd’hui, c’est que j’aime beaucoup le contact avec mes étudiants. Ce sont en général de jeunes adultes, motivés par la découverte d’une autre culture. Apprendre le français ou une autre langue, c’est un peu s’évader de son quotidien, rêver de voyages et s’ouvrir à l’Autre. Mon rôle est avant tout de faciliter la communication entre deux cultures, la leur et la mienne. Je suis aussi impliqué dans le dialogue interreligieux à Singapour et il me semble que de nombreux problèmes dans notre monde sont le fruit de malentendus, d’incompréhension et d’ignorance entre les cultures. Enseigner le français, quelque part, c’est aussi encourager l’écoute, la compréhension et la connaissance de l’Autre. Apprendre une autre langue, c’est aussi promouvoir la diversité à l’heure où la globalisation est plutôt synonyme d’uniformité et de disparition des particularismes. Singapour est l’un des endroits au monde où il y a le plus d’apprenants en français dans un pays non-francophone. Bien que ce soit un tout petit pays, les opportunités sont nombreuses et la rémunération est bien meilleure que ce qui est pratiqué en France. La difficulté principale dans l’enseignement du français ici, vient du fait que nos étudiants ont rarement de contacts réguliers avec des francophones pour pratiquer la langue. Heureusement, Singapour est un pays à la pointe de la modernité et nos étudiants ont donc accès via Internet à de nombreuses ressources francophones. Nos classes sont d’ailleurs en général très bien équipées et j’utilise Internet en permanence pour illustrer les cours et rendre leur apprentissage plus concret.
Mes étudiants sont déjà tous bilingues lorsqu’ils commencent à faire du Français. Ils sont donc conscients de l’utilité d’une autre langue. Je trouve par contre qu’ils manquent souvent de connaissances générales et que peu savent par exemple qui est Astérix ou bien ce qu’est la Révolution Française. Il faut souvent passer beaucoup de temps à expliquer ces références culturelles et on ne peut s’empêcher d’être réducteur. Le métier de prof de FLE est en constante évolution. Les méthodes changent, la langue elle-même évolue… Il faut donc sans cesse se former et s’informer. Se former aux nouvelles technologies comme aujourd’hui le TBI (tableau blanc interactif) et s’informer sur ce qui se passe dans le monde et plus particulièrement en France. J’ai par exemple une classe de chansons, ce qui m’incite à suivre l’actualité musicale de la scène française, sinon mes étudiants qui connaissent déjà bien Joe Dassin ou Françoise Hardy ne connaîtraient jamais Bénabar ou Amel Bent. Notre profession a-t-elle de l’avenir ? Pour le moment, oui, car les ordinateurs n’ont pas encore réussi à produire des logiciels satisfaisants en matière de traduction et d’interprétation, mais ce ne sera peut-être pas toujours le cas. Par ailleurs, le développement d’Internet a permis l’apparition de cours en ligne. Je ne suis pas sûr que le face à face en classe de langue reste le modèle prévalant dans une vingtaine d’années… Alors pour ceux qui se lancent dans la profession, je crois que le meilleur conseil serait d’avoir plusieurs cordes à son arc et de suivre au plus près l’évolution de la technologie. et voici l'article en ligne: Le Petit Journal Cousins et cousinesPar François, Catherine et Cie :: 16/09/2011 à 22:47
Nous avons passé un mois en France. C'était super sympa. Le but premier de ce voyage était de passer du temps en famille et surtout que Yann se familiarise peu à peu avec ses cousins et cousines. Voici le résultat en images...
Maman bobo :(Par François, Catherine et Cie :: 09/05/2011 à 13:22
Yann est un formidable rayon de soleil dans notre vie! J’ai l’impression de retomber en enfance quand je joue au ballon avec lui, lorsque nous faisons des bulles de savon ou que nous chantons des comptines…
Nous sommes en train de redécouvrir le monde, la nature, les animaux, les couleurs à travers ses yeux. Il remet en question aussi nos certitudes, nos idées toutes faites. Qu’est-ce qui est bien ? Qu’est-ce qui est mal ? Comment lui faire comprendre que nous sommes limités, sans entraver sa liberté : « non, tu ne peux pas faire ça, tu vas te faire mal ! ». Jusqu’à quel point nos actions vont-elles influencer sa personnalité ? Comment lui faire comprendre, sans lui imposer, ce qu’est la politesse, la foi, le respect ou l’amour ?
« Qu’est-ce qu’on dit à la dame ? - Plaît, plaît (= s’il vous plaît) - C’est bien. Et maintenant on dit merci. - Merci. »
En général, je prends mon petit-déjeuner avec Yann, alors que Catherine dort encore (Catherine est plutôt du soir, et moi du matin). Quand Yann a fini, il demande du haut de sa chaise à bébé : « ‘isou, maman ! » (= bisou maman). Je l’emmène dans notre chambre et le mets sur notre lit. Il va alors embrasser Catherine et me dit : « Papa out » (= papa dehors, en anglais). Alors je le laisse 5 minutes avec sa maman et retourne lire mon journal.
Je ne veux rien perdre de ces moments de bonheur, c’est pourquoi je m’efforce de faire un petit film vidéo au moins 2 fois par mois. J’ai la chance de pouvoir passer beaucoup de temps avec lui, surtout en ce moment, car c’est ma période creuse de l’année à l’université.
Vous comprendrez alors sans doute notre joie, quand une semaine avant mon anniversaire, Catherine a fait un test de grossesse qui s’est révélé positif ! Nous aimerions beaucoup avoir un deuxième enfant. Surtout pour que Yann prenne justement conscience de ses limites, apprenne à partager et à tolérer. Mais aussi parce que Yann est une source d’inspiration, de bonheur et que j’ai le sentiment qu’un deuxième enfant pourrait bien multiplier tout cela par 2…
Nous sommes donc allés voir le gynécologue de Catherine qui nous a confirmé la bonne nouvelle, mais nous n’avons rien pu voir à l’échographie. Sans doute trop tôt nous a-t-il dit.
Entre temps, nos projets pour les semaines à venir sont un peu bouleversés. Nous devions aller en France tous les trois du 18 juin au 18 juillet. Catherine étant enceinte, le gynéco lui déconseille de prendre l’avion. Elle et Yann ne viendront donc pas en France et je réduis mon séjour à 2 semaines, car j’organise un voyage avec des étudiants du 18 juin au 3 juillet. J’en informe immédiatement la famille en France, surtout ma sœur Katia dont les 2 filles, Mélanie et Emilie, doivent nous accompagner au voyage retour pour passer quelques semaines avec nous à Singapour.
La veille de mon anniversaire, nous sommes retournés voir le gynéco, un peu plus tôt que prévu car Catherine avait perdu un peu de sang. Toujours pas de signe de vie à l’échographie. Le gynéco nous dit que la faible perte de sang n’est pas normale, mais il ne peut pas vraiment nous en dire plus à ce stade de la grossesse. Il nous présente plusieurs hypothèses, certaines sont optimistes, d’autres non. Il faut attendre encore quelques jours. Ne pas trop bouger et éviter de sortir. Catherine commence à s’inquiéter, elle est de nature pessimiste et imagine toujours le pire. Moi je me dis qu’il est peut-être encore trop tôt pour voir quoique ce soit à l’échographie et je garde espoir que tout se passera bien.
Il y a quelques jours, nous sommes allés de nouveau chez le gynéco. Cette fois-ci, ne voyant toujours rien à l’échographie, il nous dit que Catherine a sans doute fait une fausse-couche. Catherine s’y attendait un peu, elle ne semble pas trop dévastée par la nouvelle. Moi je suis très déçu, mais je me dis que le numéro 2 sera pour une autre fois…
Plus tard dans l’après-midi, Catherine m’appelle, il est 17h. Elle a des crampes dans le bas-ventre et a failli s’évanouir, elle était en cours. Je vais la chercher et nous rentrons chez nous. Vers 23h30, j’étais déjà couché quand Catherine, qui était devant l’ordinateur, m’appelle… Elle ressent une forte douleur dans le bas du ventre et ne peut plus bouger. Je la transporte dans notre lit et elle s’évanouit en chemin. Revenant à elle quelques secondes plus tard, elle est immobilisée par la douleur. April, notre aide familiale, réveillée par le bruit vient me donner un coup de main. Il est presque minuit, mais j’appelle son gynéco dont on a le numéro d’urgence. Il me conseille d’emmener Catherine à l’hôpital. Comme elle ne peut pas bouger, je fais appel à une ambulance. Nous arrivons aux urgences avant une heure du matin.
Le gynéco de Catherine, docteur Lee, inquiet, a décidé de venir à l’hôpital. Dr Lee arrive vers 1h15. Il prend tout de suite en charge le cas de Catherine et suspecte une grossesse extra-utérine. Comme il connaît bien son cas, pas besoin de faire d’examen complémentaire, il décide d’opérer immédiatement. Catherine souffre énormément, je suis avec elle jusqu’au bloc opératoire et je la laisse entre les mains de Dr Lee et de son équipe. Le docteur me dit qu’il viendra me tenir au courant une fois l’opération terminée. En attendant, je fais quelques recherches sur Internet pour comprendre ce qu’est une grossesse extra-utérine : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grossesse_extra-ut%C3%A9rine
Un peu avant 4h, Dr Lee vient me voir et me confirme qu’il s’agissait bien d’une grossesse extra-utérine, l’embryon était dans la trompe de Fallope du côté droit. Il me montre des photos de l’opération et m’explique que Catherine va bien maintenant, elle est en réanimation et devrait sortir dans une quarantaine de minutes pour aller dans une chambre de l’hôpital. En fait, depuis le début pratiquement, Catherine avait mentionné la possibilité d’une grosses extra-utérine, car l’échographie était désespérément muette.
Nous sommes à l’hôpital depuis 2 jours lorsque j’écris ces quelques lignes. Catherine va bien, elle dort beaucoup pour récupérer. April et les parents de Catherine s’occupent de Yann et viennent nous voir de temps en temps avec lui. On devrait sortir de l’hôpital dans deux ou trois jours.
Je suis très admiratif et plein de reconnaissance envers le gynéco de Catherine qui n’a pas hésité à se lever en pleine nuit pour venir s’occuper de Catherine, sans même qu’on lui demande. Nous lui devons beaucoup depuis plus de 8 ans. Merci docteur Lee Keen Whye !
Finalement nous devrions pouvoir aller en France pour un mois cet été. Ces quelques jours ont été intenses en évènements et nous avons vraiment besoin de vacances. Pour ce qui est du bébé numéro 2, on a besoin de prendre du recul… mais même si cela ne se concrétise pas, on ne se plaindra pas d’avoir déjà un petit ange qui lors de sa visite aujourd’hui à l’hôpital a vu un pansement à la main de Catherine et lui a dit : « Maman bobo »…
Bye, bye 2010Par François, Catherine et Cie :: 04/01/2011 à 13:41
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